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mardi 6 mai 2008

KYLIE MINOGUE ~ Le P.O.P. Bercy. Paris.











Première Partie : DJ'S

KylieX2008 TOUR


Ce qu’en a pensé Vik :

« Kylie Minogue, brillante étoile, icône glamour par excellence, reine australienne de la pop dansante, très inspirée dans le "style Madonna" sera, comme d’habitude, à Paris Bercy en ce mardi très chaud pour un concert magique, débutant ainsi, avec cette première date, sa tournée internationale du X2008 : avec son 10ème album « X », Kylie fait son comeback… Eh bien, je dois reconnaître que je ne suis pas un super fan, mais la simple évocation de son nom a réveillé un coup de foudre qui remonte à 2001, quand Can't Get You Out Of My Head (Sept millions d’exemplaires vendus, quand même…) passait en boucle dans tous les bars à cocktails du Marais, faisant rentrer ainsi Kylie dans ma discothèque. Trois années se sont écoulées, depuis le Showgirl Tour au Zénith de Paris (encore un évènement !), et puis les tristes nouvelles de sa maladie, suivies d’un silence pour raisons médicales. Aujourd’hui, c’est du passé, on l’espère, et pour ce concert, j’ai rendez-vous avec Gilles B, ce soir nous serons sûrement le seul couple hétéro de la soirée. On arrive à 19h30 au POP de Bercy, et on rentre sans tarder, malgré nos places numérotées, par la Porte F, sur la droite de la scène : vue impeccable sur la scène, la salle est presque vide.
Ce soir, il n’y a pas de véritable première partie, mais un DJ qui fait son apparition en toute discrétion et occupe tranquillement l’espace : un set pas désagréable à écouter, allant de Blondie à New Order, en passant par Daft Punk, pendant que les écrans géants nous présentent des clips superbes. Pendant cette attente, impossible de ne pas remarquer l’arrivée de Jean Paul Gaultier (donc absent à l'Olympia, où Madonna donne un concert privé), le créateur des costumes de la tournée, Pierre et Gilles (les décors), d'Olivier Martinez, des vedettes de la Star Ac… des gens qui parviennent à capter l'attention de la salle pendant quelques minutes. Le public, de tous âges, s’est bien déplacé. Public très gay aussi, sympa, l’ambiance est bien là, et ce soir les spectateurs devraient s’en mettre plein la vue... de paillettes et de danseurs. Tout doucement… il faudra près de deux heures, la salle de Bercy se retrouve bondé comme jamais, et c'est une vraie ferveur qui monte avec des holas à répétition pour Kylie.

20h45 : les lumières s'éteignent, le show commence. « Kylie is X ». Tout laisse présager un bon concert : six écrans géants fournissent la toile de fond pour les images de chacun des thèmes, deux plates-formes secondaires, plus petites, avec, à droite, claviériste, guitare et deux choristes très sexy - d’une grande beauté -, et à gauche, un batteur et un bassiste. Le centre de cette sobre scène est une énorme dalle carrée (lumineuse), recouverte de fibre optique, qui donne l'impression d'être d'un seul tenant, en forme de damier : la plus grande que j’aie jamais vue, très profonde, changeant de couleur et de forme en fonction de la mise en scène des chansons. Au fond, un mur d’enceinte de deux mètres de haut, impressionnant… même si Kylie reste toujours plus visuelle que musicale. Dans ce lieu, vont converger 12 danseurs-acrobates et deux gymnastes, Jason Beitel et Marco Da Silva, qui, pour le plaisir des yeux vont évoluer dans sept décors différents sur une chorégraphie de Michael Rooney, avec des vêtements conçus par Jean Paul Gaultier pour un "body language" de qualité.
Après une intro pour le moins époustouflante, Kylie sort de derrière les écrans, sur une plate-forme flottant dans un cercle, suspendue dans les airs, telle une reine dans sa longue robe de vestale grecque, fendue, de couleur violet, symbole d’amour, flashy avec ses gants dorés : elle interprète Speakerphone sur des rythmes assez technos, dans une version différente de celle du CD, pendant que les danseurs en noir et avec des casques futuristes (à la Daft Punk) se déchaînent au milieu d’une marée de fumée artificielle d’azote… une entrée remarquable. Une chorégraphiée millimétrée, dans ce tableau Xlectro Static, un visuel bluffant et magique, et mon premier coup de cœur de la soirée. Le son démarre moyennement, un peu métallique, saturé, mais s'améliorera par la suite. Le show est concentré sur l’immense dalle lumineuse, et la sallebouge déjà pas mal. La voix de Kylie en live est parfaite, elle possède aisance, pureté et une puissance impressionnante... A l'aube de ses 40 ans, on peut dire qu'elle est encore plus magnifique, avec une partie de sa garde robe ultra-sexy signée JPG (toujours son statut d'icône gay…) et qu’elle n’a rien perdu de son sex-appeal. Pour le second morceau, Kylie enchaîne à la surprise générale la perle de son album « Fever », son hit planétaire, Can't Get You Out Of my Head, un morceau festif et dansant par excellence, avec une petite intro inédite au Boombox, dans une version remixée et haute en couleurs. En un mot, c'est dansant !… “La la la la la la la la, La la la, I just can't get you out of my head, Boy your loving is all I think about, i just can't get you out of my head…” Tout le monde est debout, chante ensemble, bouge et danse dans une ambiance de feu. Très bon remix ! Même si, à certains moment, se glisse le souvenir, non désagréable, du Blue Monday de New Order. Si je peux trouver curieux le choix d’insérer ce hit en deuxième place de la setlist, c’est encore plus étrange de continuer avec une nouvelle chanson, un outtake de l’album "X", Ruffle My Feathers, un morceau destiné aux dancefloors ! Mais le morceau est agréable, et on le retient vite. Les écrans diffusent les images de Kylie, dans l’enthousiasme général. On continue avec le hit de l’efficace Fever In Your Eyes, dans la même version. Sur la scène géante du POPB, Kylie occupe tout l'espace, étonnante, danse correctement, aidée par les belles choristes qui font un travail exemplaire. Fin de l’Acte 1 - millimétré - du show Act 1 de Kylie.
Avec une énergie incroyable, Kylie va changer de costume tous les deux morceaux, enchaîner les tableaux les uns après les autres, même si l'attente est un peu longue à chaque changement de scène. Le show ressemble plus à une comédie musicale en costumes qu’à un concert comme on en a l’habitude, et on peut regretter un manque d'unité, chaque thème possédant son décor à part : un visuel éblouissant, important sans doute pour illustrer les chansons, mais qui nuit un peu au rythme de l'ensemble (il y a 28 chansons réorchestrées au programme…).
Acte 2 : Cheer Squad (American style)… On change de costumes, les danseuses sont en pom pom girl et les danseurs en joueur de football américain, la dalle se transforme en terrain de sport pour le morceau Heartbeat Rock. Kylie, en majorette, dirige son équipe à la baguette, et nous fait un grand écart en l'air. Suit une version originale de Wow, illuminée de couleurs fluo, similaires au clip, avec les danseurs habillés dans un style assez futuriste, en robots, sur une piste de danse multicolore. La chanson se prête à la reprise en chœur… « You got it, you're wow wow wow wow… », et s’enchaîne très bien au remix de Shocked.

Acte 3 : Xposed : encore un changement de décor et de costumes, et une intro magnifique montrant Kylie et le danseur Marco sur les écrans de face. La très belle brune au synthétiseur semble tâtonner, puis joue les premières bribes de Like A Drug, le tube qui cartonne : « Make me feel like I can make it real, You got me hooked get me on the floor, If I'm a tease and you the one to please, I want more… », sur une musique qui se fait plus positive : c’est, probablement, la meilleure des nouvelles chansons de Kylie, un morceau géant qui donne la pêche. Une voix qui vient d’en haut, comme celle d’un prédateur, de derrière les écrans qui vont s’ouvrir comme des portes… Kylie apparaît, sous des éclairages verts, bleus, blancs, assise majestueusement, sur une tête de mort géante : elle porte une casquette et est vêtue d’une superbe robe longue de soirée, rouge, fendue,… c’est un moment magnifique. Le décor est très beau, l’un des plus beaux du show. Les danseurs aident Kylie à descendre de son trône, prétexte à l’interprétation de Slow, dans sa version intégrale. Il fait très chaud, « It’s spring outside but it’s summer inside! » nous fait remarquer Kylie. On commence à avoir soif et les gouttes de sueur sont bien présentes. La population gay-friendly à côté de nous exulte. Une présentation des musiciens s’impose, avant 2 Hearts, adoré par le public : quelques légers changements dans le rythme, Kylie, sans sa troupe, est seule face aux écrans, plus belle que jamais dans ses vêtements flashy et la lumière qui caresse doucement son corps. A la fin, elle s'éclipse, sur des notes douces de piano… « Is this forever and ever, I'm in love, I'm in love, I'm in love, I'm in love… » repris par les choristes et par le public, les bras en l'air : c’est le délire. Grande ovation pour cet excellent thème, qui fait un effet saisissant, mais aussi pour l’énorme crâne suspendu en l'air sur lequel Kylie est allongée comme une reine.

Acte 4 : Black versus White, nouveau thème et nouveau décor, en noir et blanc échiquier. Danseurs et danseuses virevoltent sur la dalle lumineuse, Kylie est habillée en cavalier, très sexy, sur la même base de couleura, elle danse légèrement et nous interprète On A Night Like This, dans une ambiance de salle de bal viennoise. Puis, aidée par nos deux belles choristes, elle chante Kids, et son débardeur noir, un bustier tendance SM (qui a rapidement attiré l’œil de Gilles B…) est vraiment très sexy, sur ce morceau superbe. « It’s too sexy ! ». Un petit Step Back In Time, a capella, avec peu de lumière, pour nous démontrer ses capacités vocales, et c’est le retour des danseurs, en tenue de robots, pour la chanson In My Arms, extrait de l'album X. L'ambiance monte. Sur les écrans, des clips, des bandes de couleurs à droite et à gauche, et un public qui aime et qui danse… “How does it feel In My Arms, How does it feel In My Arms…” chanté en chœur… Love At First Sight, un classique, en touche finale du tableau, les chorégraphies sont au point, la voix est bonne, rien à dire, c’est magnifique. Le public chante, et il est heureux.

How does it feel ? Surprise, après soixante-quinze minutes et quatre thèmes, voilà un entracte de quinze minutes (je dirais une petite demi-heure en réalité) est annoncé, c’est assez inattendu… d’accord, il fait chaud, il faut boire, mais je n’aime pas car le rythme se casse en plein milieu des tubes jusqu’alors enchaînés sans relâche : un concert entrecoupé d’un entracte m’étonne toujours. Quand Kylie revient sur scène pour la seconde partie, l'ambiance magique a disparu et ne reviendra plus, malgré une réelle performance vocale et émotionnelle dans des chansons plus épurées et hors répertoire, le public s’est refroidi malgré la chaleur de la soirée. Ce sera donc une seconde partie beaucoup plus calme.
Acte 5 : Naughty Manga Girl : on reprend le show, on est dans le Japon des samouraïs… On ouvre avec un thème japonisant, avec des ninjas, alors que Kylie, en geisha, chante Sometime Samurai, mais uniquement sur les écrans vidéo. Un grand triangle, en plein milieu de la dalle, domine, et attire la curiosité du public. Les danseurs habillés en samouraïs, avec leurs sabres, sont autour, marchant comme pour une prière indienne. Le triangle s ‘ouvre subitement comme une fleur, et une Kylie entièrement masquée sort : c’est Come Into My World, remixé par les Fischerspooner. Déshabillée par les samouraïs, on découvre une Kylie toujours très geisha, en kimono-robe, provocatrice, plus moulante, avec une grande perruque blonde. Au milieu d’un cube, elle chante ce remix avec son style si particulier. Puis, on change, avec les écrans qui nous projettent Nu-di-ty, avec des images de femmes nues japonaises (avec la partie sexy cachée) et des danseurs – de véritables acrobates - en petite tenue faisant des cascades d’un bout à l’autre de la scène. Kylie enchaîne sur Sensitized, toujours dans sa cage-cube. Fin de ce tableau très visuel, un joli spectacle qui donne l’impression d’être au cinéma… on se relaxe pour le nouvel acte, l’ennui pointe, je n’aime pas tellement le style comédie musicale.
Acte 6 : Starry Nights, une partie composée uniquement de ballades calmes et apaisées, avec Kylie dans une très belle robe flashy bleue, seule, avec juste une poursuite. Une chanson inédite, Flower, suivie de I Believe in You, une version plus douce que l’originale, puis de Cosmic. Du vrai repos. Trop calme. Je ne vibre pas car je n’ai pas ressenti d’émotion.

Acte 7 : Beach Party : la comédie musicale se développe, c’est visuellement très réussi (la scène figure un bateau très luxueux), et moi je m’ennuie. Kylie, chemise décolletée de matelot, est encerclée par des danseurs habillés en marins, à la grande joie sans doute de JPG (qui aura droit à un petit “merci Jean-Paul” avec l’accent australien) et de ses amis photographes Pierre et Gilles. Intro très sexy, mais ce tableau (« la croisière s'amuse ») sera pour moi d’un terrible ennui ! Un coup d’œil sur Loveboat, une chanson de « Light Years » dont je ne suis pas fan, même si je dois reconnaître qu’elle est bien faite. Kylie danse avec ses marins de façon sensuelle. Il y a aussi un bar, sur ce bateau, avec beaucoup de monde qui bouge, danse. Kylie, semble bien indifférente, elle nous présente la revigorante Copacabana, en hommage à Barry Manilow, dans l’esprit du thème et assez semblable à la version de Line Renaud. Suit l’inédit That's Why They Write Love Songs et Spinning Around, un succès dans les charts en 2000, qui fait la joie du public. Une fanfare, sous une multitude de carrés de couleur projetés au sol et sur les écrans…, et les lumières s’éteignent. C’est la fin de ce tableau, sans doute sympa à voir… mais je ne suis décidément pas fan de ce style de chansons ou d’interprétation par Kylie.

Nous voilà au rappel… le temps a bien passé, d’une façon différente. Kylie revient, sous l’ovation du public (eh oui, les fans sont là, dans ce POP bondé) sur une scène nue : éclatante, le sourire aux lèvres, dans sa plus belle tenue, un haut plein de jolies perles, un pantalon de toile noire, elle a un métronome à la main. Devant nos yeux, c’est une vraie merveille, elle est tellement sexy. No More Rain, une chanson dans le style The One, très jolie, pour terminer ce spectacle, suivie d’une version acoustique de All I See, presque sans musique, sous les applaudissements. Kylie monopolise tous les écrans, bougeant avec sa robe de petits rectangles dorés, pendant que le public jette des fleurs sur scène. Kylie est épanouie, elle aussi, elle nous parle en français, avec son adorable petit accent : on la voit vraiment heureuse devant nous. Alors, nous, on est heureux aussi… et on a encore soif !

Ce concert valait bien le détour, avec des tubes incontournables dans un spectacle grandiose, avec sa troupe de danseurs et danseuses, avec une ambiance de feu, avec plus de 30 chansons, dont 4 inédites, pour plus de 2h30 de performance… Des chorégraphies spectaculaires, de la haute technologie, mais un certain manque de cohérence. Le public était divisé en deux : ceux qui étaient là en espérant un vrai concert d'une icône de la pop, en se remémorant les souvenirs du Bataclan de mars 2001, les autres pour assister à une véritable revue, très chère (plus de 10 millions de Livres). Mais pour nous, ce soir, Kylie n’a rien perdu de son sex-appeal. Avec une set list centrée sur les années 2000, et qui donne la part belle à son nouvel album « X » (un seul morceau manquant, Your Disco Needs You, de l’album « Light Years »), le Tour X en met plein la vue avec ses tableaux, ses costumes et ses vidéos !
La nuit est là, on peut rentrer maintenant chez nous, rechercher le CD, choisir le morceau de la soirée et chanter… « Set me free, Stay forever and ever and ever and ever, La la la la la la la la la la la… », se coucher, s’endormir et rêver dune blonde qui s’appelle Kylie. »




photos de


Kylie Ann Minogue (prononcer /ˈkaɪli mɪˈnoʊg/), surnommée la princesse de la Pop est une chanteuse et parolière australienne récompensée par de nombreux prix (Brit Awards, Grammy Awards), ainsi qu'une actrice.En se référant au dire de Warner Music Australia, Kylie Minogue aurait vendu plus de 40 millions d'albums à travers le monde. Kylie Minogue possède une des carrières à succès les plus durables de la musique Pop, et en Europe comme en Australie, elle est devenue une des célébrités les plus reconnaissable de sa génération en acquérant même le statut de sex symbol. Le 26 novembre 2007, est sorti son 10e album studio, X.

(http://www.kylie.com/)
(http://www.myspace.com/kylieminogue)



Kylie (1988)
Enjoy Yourself (1989)
Rhythm of Love (1990)
Let's Get to It (1991)
Kylie Minogue (1994)
Impossible Princess (1997)
Light Years (2000)
Fever (2001)
Body Language (2003)
X (2007)






Kylie Minogue : Vocals
+ Band

Keyboards: Sarah DeCourcy
Drums: Matt Racher
Bass: Jenni Tarma
Guitar: Adrian Eccleston
Brass: Barnaby Dickinson, Graeme Blevins and Graeme Flowers
Backing Vocals: Dawn Joseph and Roxanne Wilde
Dance Captain: Anoulka Yanminchev
Dancers: Jason Beitel, Hakim Ghorab, Jessica DiDirolamo, Jamie Karitzis, Welly Locoh-Donou, Jerry Reeve, Tatiana Seguin, Marco DaSilva, Nikki Trow
Acrobats: Terry Kvasnik, Nicolas Bosc, Vincent DePlanche and Johan Guy


La Setlist du Concert
KYLIE MINOGUE


Act 1: Xlectro Static

Speakerphone (X - 2007)
Boombox (Intro only) (Unreleased from Body Language - 2003) >
> Can't Get You Out Of My Head (Greg Kurstin Remix) (Fever - 2001)
Ruffle My Feathers (Unreleased from X sessions - 2007)
In Your Eyes (Fever - 2001)

Act 2: Cheer Squad (American style)

Heart Beat Rock (X - 2007)
Wow (X - 2007)
Shocked (DNA Mix) (Rhythm of Love - 1990)

Act 3: Xposed (with the skull)

Like A Drug (X - 2007)
Slow (Body Language - 2003) >
> Free (Unreleased from Impossible Princess - 1997)
(Unreleased)
The One (from X, 2007)
2 Hearts (X - 2007)

Act 4: Black versus White (dancers on black / white checkboard floor,
then Kylie comes in)

On A Night Like This ( Light Years - 2000)
Kids (Light Years - 2000)
Step Back In Time (Rhythm of Love - 1990)
In My Arms (X - 2007)
Love at First Sight (Fever - 2001)

TIME WARP (20 mn)

Act 5: Naughty Manga Girl

Sometime Samurai (Projection Only) (Towa Tei's 'Flash - 2005)
Come Into My World (Fischerspooner Mix) (Fever - 2001)
Nu-di-ty (X - 2007)
Sensitized (X - 2007)

Act 6: Starry Nights

Flower (Unreleased from X sessions - 2007)
I Believe in You (Ballad Version) (Ultimate Kylie - 2004)
Cosmic (X - 2007)

Act 7: Beach Party (the boat, the summer style party)

Loveboat (Light Years - 2000)
Copacabana (Barry Manilow Cover)
That's Why They Write Love Song (Unreleased by Steve Anderson)
Spinning Around (Light Years - 2000)

ENCORE

No More Rain (X - 2007)
All I See (Acoustic Version) (X - 2007)


La durée du concert : 2h35

AFFICHE / PROMO / FLYER













mardi 29 avril 2008

NICK CAVE & THE BAD SEEDS ~ Le Casino de Paris. Paris.












Première Partie : The Lurid Yellow Mist



Ce qu’en a pensé Vik :

« Dig !!! Lazarus, Dig !!! Lazare, Creuse!... it’s vintage Cave ! Un pilier du rock post-seventies, après l’ère punk, l’Australien Nick Cave, passe à Paris, après le succès récent de son dernier album, le quatorzième, superbe et puissant (méritant quatre étoiles !), plein de chansons pop au passage, avec son groupe The Bad Seeds (Les Mauvaises Graines), remarquable formation à géométrie variable : c’est la garantie absolue d’un concert de qualité, et une affiche de rêve pour le Casino de Paris, la salle de Comédies Musicales… J’ai encore en tête les magnifiques souvenirs du dernier passage de Nick Cave à la Mutualité les 15 et 16 avril 2004, avec le grand Mercury Rev en ouverture, et accompagné par une section de choristes. C’est vraiment difficile de tomber sur un mauvais concert de Nick, c’est même impossible… même quand j’avais des doutes en 2003 après le départ du guitariste et compositeur de ses débuts (lourde perte quand même), Blixa Bargeld… Donc, impossible de rater ce concert, et les absents seront les grands perdants d’une soirée que j’annonce exceptionnelle et très rock. Avec ma casquette de fan, je suis sur place dès 17h00, c’est l’occasion d’être l’un des premiers devant l’entrée, car ce soir, c’est complet. Je peux ainsi échanger des impressions avec les mordus du Fan Club, connaissant parfaitement bien le répertoire de Nick Cave. Dès l’ouverture des portes de la salle vers 19h00, c’est la course habituelle, et je me place en plein centre, face à la barrière, pour bloquer et garder une place pour Eric, lui aussi passionné de Nick dès les premières années. Le public est très cool, mais tout le monde est réuni par le même enthousiasme.

19h30 : un groupe du nom de The Lurid Yellow Mist fait son apparition sur scène. Les premières notes retentissent, et, déjà, le set se relève d’une insignifiance totale, et d’un ennui mortel. C'est une catastrophe, et je ne vois pas l’intérêt d’en parler. La salle, pendant ce temps là, se remplit doucement... cette musique n’attire pas les foules...

20h50 : les lumières s’éteignent alors que le public manifeste sa joie, et Nick Cave and The Bad Seeds (en total sept musiciens, dont deux batteurs !) se présentent sur la scène, encadrée d’une multitude d’ampoules de lumière jaunes, et avec sur le fond, en loop, le titre du dernier album "Dig!!! Lazarus, Dig!!!", qui défile comme une pub. Nick arrive en dernier en courant, survolté, et explose littéralement sur scène, avec une puissante version de l’acide Night Of The Lotus Eaters : un riff de blues, une guitare stridente, c’est un extrait du dernier album, mais avec un son plus agressif et plus enveloppant. Le début est éblouissant, c’est un crescendo hypnotique, aussitôt accueilli par une ovation. On n’a pas le temps de reprendre nos esprits, la fosse est toute pour Nick, la fosse est prête à sauter sans relâche au rythme de Dig !!! Lazarus, Dig!!!... car c’est bien le single éponyme qui vient maintenant. Se trouver devant Nick Cave, dandy destroy et filiforme, pantalon rayé et veste noire, avec cette voix puissante et profonde, à peu de mètres de distance, dans cette splendide salle de théâtre, reste une émotion très forte : l’adrénaline commence à courir dans mes veines.

Le regard de Nick est troublant, profond, pénétrant, et son visage entouré de sa longue chevelure noire est désormais en partie caché par de grandes moustaches noires en fer à cheval. Une image de poète maudit qui lui colle à la peau ! Je me rends immédiatement compte que Nick en est dans une forme étonnante, pas seulement du point de vue physique (il a l’agilité d’un jeune kangourou), mais aussi vocalement : sa voix est imparable, reconnaissable entre mille grâce à son lourd accent qui colle à merveille avec son style de musique énervé, et qui insuffle de l’adrénaline dans chacune de ses chansons. Ah ! quel crooner…on passerait des heures, des jours, à l’écouter… il domine la scène avec un charisme rare, il saute de droite à gauche, il se révèle de bonne humeur, il est drôle, il parle avec le public, il trébuche sur le fil du microphone, il s’amuse avec le tambourin : bref, il ne donne pas l’impression d’être une rock star comme les autres.

Dès la fin du morceau, une jeune femme brune, à côté de moi, trépignant de passion, attirée irrésistiblement par le dandy, hurle en déclaration son amour, comme une groupie, « I Love You ! », Nick se tourne vers elle, un doigt pointé vers la foule et lui répond avec sa voix impeccable et grave « I Love You Too ! ». Surexcitée le fan continue « I Love You More ! » pour obtenir une réponse définitive, avec un sourire « Yes... That's Probably True ! ». Joli échange des mots, entre une rock star et une groupie. A côté de Nick, à droite, il y a le fidèle Warren Ellis, longue barbe hirsute noire et blanche, cheveux en bataille, l’œil incendiaire, très proche d’un sosie de Raspoutine (d’après Eric…), sorcier chaman qui utilise des guitares à dimension réduites, de véritables jouets pour enfants, ainsi qu’une mandoline électrique à quatre cordes, et qui malmène sans arrêt un violon – véritable instrument du diable -, en en jouant comme une guitare, et faisant éclater dans l’air des sons impressionnants et des riffs hors de commun. Le bassiste Martyn Casey joue bien trop fort, et les deux batteurs percussionnistes (Jim et Thomas) sont en pleine éruption volcanique, pendant que Mick Harvey, multi instrumentiste, bras droit de Nick depuis... toujours, (avec la lourde tache de remplaçant de Blixa), impassible à gauche de la scène, assure discrètement entre guitare électrique, acoustique et piano. Il y a encore la maestria de Conway Savage, aux claviers, plus présent qu’à l’habitude. Et penser que Barry Adamson et Kid Congo Powers ont joué aussi au sein des Bad Seeds !

La soirée s'annonce lourde et sans temps morts. Du rock blues bien dévastateur comme on l’aime, avec un setlist qui alterne habilement huit titres du dernier album, plus saignant en version live, et d’anciennes chansons qui s’intègrent à la perfection. Une partie du public est statique, un peu passif, pensant peut-être que le concert se déroulerait comme un Greatest Hits : grosse erreur pour des connaisseurs, car Nick n’est pas un nostalgique qui préfère vivre uniquement des chefs-d'œuvre du passé. Ce soir, on a un son massif, énorme, et rare pour le Casino, et un mixage qui frôle la perfection. Sous les feux de dizaines de projecteurs, et avec quelques images projetées sur la toile du fond, tout concourt à l’excellence de ce concert. Nick arpente la scène, plein de rage : il dégage de bonnes vibrations, il attrape parfois une Fender Telecaster pour jouer de la guitare, il évoque le personnage d’un prédicateur, il a un air de Cabaleros, il est en transe, on le dirait sorti d’un film de Sam Peckinpah. Il ne chante pas seulement ses chansons, il les vit avec un degré d'intensité rare, même s’il rit et plaisante entre les morceaux. Le concert est une succession d'émotions, jusqu'à l'explosion de joie lors du monumental et envoûtant Tupelo, datant de 1985, et hommage rendu à la ville natale d’Elvis… à vrai dire une version un peu infernale avec une basse sourde, lancinante, et une ligne d'orgue prenante. Les chansons s’enchaînent, avec Today's Lesson, et l’énergie du nouvel album est toujours aussi palpable. Nobody's Baby Now, Red Right Hand, la poussière magique de Deanna et The Ship Song avec une exécution splendide de Nick au piano pour l’intro, gagnent aussi une nouvelle jeunesse. C’est avec un peu d’étonnement qu’on enregistre dans sa mémoire ce souvenir, qu’on pourra ressortir un jour pour le raconter lors d’une soirée nostalgie.

Première grande claque avec We Call Upon The Author To Explain, mon morceau préféré du dernier album, en pleine apocalypse rock, nerveux, magistralement joué par les Mauvaises Graines, avec un Ellis complètement exalté par le rythme de la chanson… « Prolix ! Prolix ! Nothing a pair of scissors can't fix ! ...I say : Prolix ! Prolix ! Something a pair of scissors can fix, Bukowski was a jerk ! Berryman was best ! »... Le temps passe, mais la nuit est encore longue : une déchirante version de Get Ready For Love, du grand art avec trois guitares saturées, suivie de Papa Won't Leave You Henry, classique inoubliable, avec un grand Mick à la guitare. L'enthousiasme du public tout entier ne se manifeste vraiment qu'à partir du premier rappel, avec le toujours poignant morceau Hard on for love de « Your Funeral, My Trial », somptueux, nostalgique et très mélancolique, avec un Ellis torturé, jouant de son violon avec un archet, avec une vraie perfection dans son style. Un deuxième rappel suit : Nick est déchaîné, il est trempé jusqu'à l'os, il va charmer son public exalté dans un final écrasant… Il crie « Are you ready ? », crache, saute et enfin étend les bras pour nous raconter les crimes et les meurtres de Stagger Lee, dans une version métallique et épique, devenue un véritable cheval de bataille en live... « It was back in '32 when times were hard, He had a Colt .45 and a deck of cards, Stagger Lee »... Je reste sans voix, les yeux plein d’émotion et mes oreilles explosent : c’est une performance mémorable, le retour furieux d’un chef-d'œuvre d’hier, qui clôt la soirée en apothéose.

Je voudrais que cette magie puisse continuer avec d’autres chansons (ma liste est longue), mais c’est vraiment la fin du concert. Ce soir, Nick m’a fait rentrer dans son univers de mystère, avec ces atmosphères tristes et violentes à la fois, agrémentée par des textes d’une beauté extrême, et avec The Bad Seeds au top tels qu'on les aime. Je suis heureux de pouvoir dire que j’ai assisté à l’un des concerts de l'année à Paris, mais je dois accepter de ne pas avoir été le seul à le vivre et à en jouir. Je reste pétrifié quelques secondes comme un lapin effrayé, immobile, le regard braqué vers la scène en train de se vider. Je range les souvenirs de la soirée dans ma mémoire, puis je sors de la salle en me disant que tous les mots sur cette soirée seront superflus : ce concert, que je classe parmi les soirées « mythiques », relève de domaine purement sensoriel. Essayer de l’expliquer d’un point de vue rationnel se révèle un effort dépourvu d'intérêt. Une seule chose à ajouter et je le pense vraiment : « Nick Cave en concert mérite le détour ! A voir impérativement sur scène »…

« On the night of the lotus eaters, Now hit the streets ! Now hit the streets ! »







Nicholas Edward Cave, connu sous le nom de Nick Cave, né à Warracknabeal (Australie), est un artiste pluridisciplinaire australien : ayant acquis sa notoriété en tant que chanteur, auteur et compositeur du groupe Nick Cave and the Bad Seeds. Nick Cave and The Bad Seeds a été fondé en 1984 par deux ex-membres du groupe australien The Birthday Party que sont Nick Cave et Mick Harvey. Formation à géométrie variable, Nick Cave and the bad seeds a sorti son premier album en 1984, intitulé "From Her To Eternity". Le groupe permet a Nick Cave d'explorer toutes ses obsessions: l'Amerique et ses racines musicales, la violence, l'amour, la mort.

La musique est un melange de blues, rock, punk et gospel, le tout dans des ambiances survoltees, la noirceur et la tristesse. . Il réside actuellement au Royaume-Uni. Nick Cave s'entoure de mauvaises graines qui partagent sa quête de l'éveil spirituel. Personnage atypique et charismatique, Nick Cave s'est imposé comme un des tout grands de la scène rock internationale. Son style, caractérisé par la noirceur et la poésie des textes, la richesse des personnages inventés, les touches de dérision et cette voix de crooner dépressif, reste tout bonnement inimitable. Dig, Lazarus, Dig! est le titre du quatorzième album (2008)...d'une puissance de feu phénoménale et hérissé de guitares teigneuses.

(http://www.nickcaveandthebadseeds.com/home)
(http://www.nick-cave.com/)
(http://www.myspace.com/nickcaveandthebadseeds)
( http://www.facebook.com/nickcaveandthebadseeds?v=info)

 From Her to Eternity (1984)
The Firstborn Is Dead (1985)
Kicking Against the Pricks (1986)
Your Funeral… My Trial (1986)
Tender Prey (1988)
The Good Son (1990)
Henry's Dream (1992)
Let Love In (1994)
Murder Ballads (1996)
The Boatman's Call (1997)
No More Shall We Part (2001)
Nocturama (2003)
Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus (2CD) (2004)
Dig, Lazarus, Dig!!! (2008)




Nick Cave – Voice / guitar / Keyboards
Mick Harvey – Guitar / Keyboards / Backing vocals
Thomas Wydler – Drums / Percussions
Martyn P. Casey - Bass
Conway Savage - Keyboards
Warren Ellis – Violin / Guitar
Jim Sclavunos – Drums / Percussions




La Setlist du Concert
NICK CAVE & THE BAD SEEDS




Night of the lotus eaters (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
Dig, Lazarus, dig!!! (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
Tupelo (The First Born is Dead - 1985)
Today's lesson (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
Midnight Man (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
Nobody's Baby now (Let Love In - 1994)
Red right hand (Let Love In - 1994)
Jesus of the moon (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
The ship song (The Good Son - 1990)
We call upon the author (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
Lie down here (& Be my girl) (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)
Deanna (Tender Prey - 1988)
Get ready for love (Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus - 2004)
Papa won’t leave you, Henry (Henry's Dream - 1992)
More news from nowhere (Dig, Lazarus, Dig!!! - 2008)

Encores 1

The lyre of orpheus (Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus - 2004)
Far from me (The Boatman's Call - 1997)
Hard on for love (Your Funeral... My Trial - 1986)
Your funeral, my trial (Your Funeral... My Trial - 1986)

Encores 2

Stagger Lee (Murder Ballads - 1996)



La durée du concert : 1h49


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