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mercredi 7 novembre 2007

THE DONNAS ~ La Maroquinerie. Paris.












Première Partie




Ce qu’en a pensé Vik :

"Bordel, The Donnas de nouveau à Paris !" - telle fut ma réaction (et je ne fus pas le seul, mais aussi celle de Gilles B.) à l’annonce de ce concert, découvert par hasard avec une discrète affichette dans l’escalier de la Maroquinerie, lors d’une autre soirée. The Donnas, quatre filles américaines de la côté ouest, girls-band glamour qui font du rock'n'roll alimentée par des riffs de guitare lourds et d'harmonies dévastatrices, me ramène immanquablement à mes souvenirs enflammés de La Boule Noire, le 12 Mars 2003. Ça faisait quatre ans que j'attendais ça vu que j'avais pris une bonne claque ! Ca, c'est un concert que je ne peux pas manquer. De retour, donc avec un nouvel album, le 7éme, intitulé "Bitchin'", très teintée 80's, une sublime pochette pour nos fantasmes et un nouveau logo du groupe singeant le graphisme Iron Maiden, elles n'en ont rien perdu de leur hargne et de leur efficacité, toujours du bon rock et plein de chansons capables d'enflammer les salles. Qu'on se le dise, les femmes ont décidé de prendre le pouvoir sur la scène rock. Le concert de ce soir, sans afficher complet, a attiré un public nombreux et fidèle en attente d’une soirée magiques et d'une grande performance et la salle est quasiment pleine. Jeunesse, rage, adrénaline… sont réunis ce soir et c’est dans ces moments là que le rock’n’roll retrouve toute sa dimension contestataire. Depuis deux jours j’écoute Bitchin' là... j'suis au taquet, à bloc. Une ambiance qui est joyeuse, avec les indispensables pintes de bière ! En attendant le show, les hauts parleurs diffusent du son des années 80 : Mothorhead, Kiss, Judas Priest, Aerosmith et autres. Un public jeune devant et moins derrière, quelque hard-rockers.

20h37 : Une première partie méconnue mais surprenante : Two Tears. Un des groupes de Kerry Davis, chanteuse guitariste de New York, ancien membre fondateur de Red Aunts, Beehive & the Barracudas, toujours belle, charismatique, dynamique, grunge, intempestive dans sa musique post-punk et est accompagnée ce soir par des français, un bassiste et un batteur portant d'ailleurs un t-shirt de Beehive. Ce trio noisy est assez éclectique, des morceaux punk, d'autres plus rock'n roll, un concentré d'énergie pure me rappelant Sup Pop du début des années 90. Une fraîcheur dans les compos et d'aisance naturelle. Du rock brut inde américain dans des morceaux courts qui bastonnent. Un garage-rock, malicieux aux contours pop qui arrachent et au charme indéniable, agréable et direct… ce qui faut pour chauffer une salle. Ils dépotent sérieusement avec un set de 24 mns. Court mais intense. Kerry, avant de quitter la scène, nous donne un rendez vous pour leur prochain gig dans un bar de Ménilmontant « La Féline » Elle nous a dit avec un sourire de charme " venez ça sera super !!" Je me suis dit : à revoir. Les roadies interviennent sans tarder pour retirer leur matériel et préparer la scène pour la tête d’affiche. 

21h30 : La lumière s'éteint la bande son se tait et place au show ! Les californiennes The Donnas débarquent sur scène, et vont mettre le feu immédiatement. La blondinette Torry, toute mignonne et toute fine monte sur scène en premier, s'installe derrière la batterie, commence de suite son jeu en cognent comme un bûcheron canadien … viennent ensuite Maya la bassiste et Allison la guitariste. Inutile de dire que Gilles B. regardait ailleurs. Intro "Bitchin' " bruits de sirène, batterie, basse, guitares heavy et hurlantes, avec la voix de la belle Brett A (comme le chanteur de Suede) que en live, c’est plus "punchy". Le morceau est plus mordant, de plus foncièrement hard et le groupe est très impressionnant. Depuis le temps que je les attends ca fait plaisir de les voir sur scène. Le public aussi est ravi. On rentre en plein dans le vif avec le tube "Don't wait up for me" et enchainé sur l'excellent "Who invited you" qui électrise la salle! Et là, pas de doute, les Donnas reviennent à quelque chose de plus hard rock, ce qu'elles savent mieux faire. Le son des Marshall est excellent avec ce bon petit côté roots que gomme souvent le mixage. Ca sonne propre, c'est carré. Les vocaux se la jouant rebelles. Maya, imperturbable, qui a pris du poids, balance ses riffs de bass sans broncher et nous dit « We are The Donnas and we are here to make noise » en regardant Brett, voix maitrisée, avec son corps en mouvement perpétuel occupent toute la scène, entre Torry qui assure un tempo haletant et Allison, jean moulant, qui multiplie ses riffs ravageurs à la guitare évoquant tour à tour Girlschool, Joan Jett, Bangles, Ramones, Go-gos, Guns... En gros l'essentiel du concert est basé sur les albums "Bitchin" et "Spend the night".

Du bon gros Rock qui arrache. Le public semble connaître la totalité des morceaux comme s’il faisait partie d’un fan club. Ce groupe c'est toujours pareil mais qu'est ce que c'est bon. Un jeune a tenté de monter sur scène avant de se faire jeter sévèrement par la chanteuse qui l'a balancé dans la fosse ! Maya déclare presque immédiatement, "Si quelqu'un essaye encore de monter sur scène on le tue ! C'est NOTRE scène on ne la prête pas !". Ca file (trop) vite. Brett nous parle "I heard France doesn't like rock'n' roll!?". Elles ont une pure énergie... mais en plus elles sont sexy ! Mention spéciale à Torry, un ange blond, comme un batteur de hard des années 80, en rajoute des tonnes ! Une petite réprise de Ratt "Round And Round" bien faite, avant de terminer sur "5 o clock in the morning". Elles reviennent rapidement en rappel, avec "You make me hot" de 1998, puis l'excellent morceau "Take it off" qui clôture le show avec brio. Puis les lumières se rallument et cette fois c’est vraiment fini. Deux ou trois morceaux de plus n'auraient pas été de trop mais c'est déjà la fin. The donnas nous ont promis qu’il reviendrait bientôt et qu’il y aurait « a lot of shows ». A très très vite alors. Leur performance n'a pas manqué d'intensité…pas une minute de répit pour le public ! Un bon concert dans la lignée de l'album où les anciens titres subissent la même coloration, avec des versions qui ne s'éloignent que très rarement des versions studios, y'a pas d'improvisations... sans surprise ! Est ce vraiment cela le rock n'roll ? Mais on ne peut s'empêcher de s'avouer une énorme déception…la courte durée du concert (58 minutes) et je ne rêve pas.

Si vous voyez une affichette The Donnas, courez-y et hurlez votre amour pour le rock !!! The Donnas font ce rock, à écouter sans réfléchir ou se poser de questions. C’est au bout des couloirs et des ruelles sombres, dans les recoins et les sous-sols de la grande ville, c’est là que nuit après nuit, se joue l’avenir du rock n’roll. La Maroquinerie y en fait partie.


Woah oh oh! I can't say no
I lose control cause with you I'm like an animal…



photos de  
Two Tears, c'est un des groupes de Kerry Davis, chanteuse guitariste de New York, ancien membre fondateur de Red Aunts, Beehive & the Barracudas. Une musiquet assez éclectique, des morceaux punk, d'autres plus rock'n roll, un concentré d'énergie pure rappelant Sup Pop du début des années 90.


The Donnas sont un groupe rock américain (originaire de Palo Alto, Californie), crée en 1993 entièrement féminin, dont les 4 membres sont nées en 1979. Au début du groupe, elles utilisaient toutes le pseudonyme de Donna. Ce groupe de filles tire son inspiration de groupes tels que AC/DC, The Ramones, Mötley Crüe ou encore Kiss. Le groupe est décrit comme « la rencontre entre The Ramones et The Runaways».


(http://www.thedonnas.com/)
(http://www.myspace.com/thedonnas)
(http://www.facebook.com/thedonnas)



1998 - The Donnas– Super*Teem!
1998 - American Teenage Rock 'n' Roll Machine
1999 - Get Skintight
2001 - The Donnas Turn 21
2002 - Spend the Night
2004 - Gold Medal
2007 - Bitchin'





Brett Anderson aka Donna A: lead vocals
Allison Robertson aka Donna R: guitars, vocals
Torry Castellano aka Donna C: drums, vocals
Maya Ford aka Donna F: bass guitar, vocals


La Setlist du Concert
THE DONNAS




1. Bitchin' (Bitchin' - 2007)
2. Don't Wait Up For Me (Bitchin' - 2007)
3. Who Invited You (Spend the Night – 2002)
4. Wasted (Bitchin' - 2007)
5. Fall Behind Me (Gold Medal -2004)
6. Girl Talk (Bitchin' - 2007)
7. All Messed Up (Spend the Night – 2002)
8. Like An Animal (Bitchin' - 2007)
9. You Wanna Get Me High (Spend the Night – 2002)
10. What Do I Have To Do (Bitchin' - 2007)
11. Round And Round (B. Ratt Cover)
12. 5 O'Clock In The Morning (Spend the Night – 2002)

Encores

13. You make me hot (American Teenage Rock 'n' Roll Machine – 1998)
 14. Take It Off (Spend the Night – 2002)



La durée du concert : 0h58


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The Donnas - Live at Ruma klubi - Part 1 of 2





mardi 6 novembre 2007

!!! (CHK CHK CHK) ~ Le Trabendo. Paris.











 

Première Partie:



Ce qu’en a pensé Vik :

C'est non sans une certaine excitation que j’attendais depuis quelques semaines le concert de ce groupe américain au nom plus qu'étrange « !!! (Alias chk, chk, chk ou encore chick, chick, chick) ». Les témoignages, écrit et oral, de Gilles B., digne de confiance, n'a fait que me faire monter la pression, après l’achat des cds qui depuis tournent en boucle… et une envie grandissante d’écouter live cette extraordinaire machine à danser. D'après les news, « !!! » est surement le groupe le plus scénique du moment. Un bon disque que le groupe définit “It’s an enhanced focus on incredible song writing with all the intricacy, freedom and shear dance floor swagger”. Un cocktail fort, plein d'énergie contagieuse, intense, groove qui tue, entraînant, fun… plus sexe ! La salle est déjà comble à 30 minutes du début du concert.

20h05: Holy Fuck : des canadiens en première partie de la soirée. Avec un nom comme ça, "brut de décoffrage", le groupe ne peut pas vraiment passer inaperçu. Deux musiciens face à face au milieu de la scène, entre eux deux tables de mixages recouvertes de câbles colorés et un batteur et un bassiste en retrait. Groupe expérimental, dance et psychédélique. Ce qui fait la différence avec la multitude des groupes électro-noise-rock est cette façon de se s’aligner à la musique, en s'inspirant aussi du funk et kraut-rock, mélangeant harmonieusement les différentes influences afin d'obtenir un son beat improvisé, fluide, à la fois linéaire et chaotique. Très bonne prestation et une envie de les revoir jouer.

21h15 : Les lumières s’éteignent et !!! prend d’assaut la petite scène, ils sont sept ! Un gros son, épais, basé sur des rythmiques endiablées, sort des amplis et je ne tarde pas à comprendre que Gilles B. avait raison ! Le chanteur, Nic Offer, complètement déjanté, danse frénétiquement comme Jagger, il est partout, il saute de la batterie, traverse la scène, il se frotte sur le plancher de la scène, monte sur les amplis devant le public avec une énergie hallucinante. Côté public, pogo et slam obligatoires ! Très vite il n’y a plus qu’une foule dense qui remue son nombril en levant les bras, déhanchements trempé de cette musique électronique mélangé aux guitares qui fusent !

Plongé dans une sorte d'obscurité, c'est une grosse vague sonore hyper-compacte indomptable au son ultra-moderne qui me secoue, c’est de la pure musique qui m’emporte, qui fait exploser ma tête car les instruments chantent, avec deux batteurs qui frappent en même temps pour donner encore plus de puissance primitive, deux chanteurs une voix enrayé collé à une voix magnifique de soul s'écoulent ce soir, des chants répétitifs, des guitares saturées sur des boîtes à rythmes, tout est possible et il n'y a pas de limites. Je suis vite submergé par cette onde musicale très impressionnante par sa musicalité et sa présence. Je ne pense pas avoir eu l'occasion d'écouter quelque chose de semblable !

Ils nous offrent une sélection des meilleurs titres de leurs trois albums avec THE tube, l'immortel, presque culte, single mémorable "Me and giuliani down by the schoolyard" qui met tout le monde en transe et le final avec " Intensify " morceau d'anthologie, dix minutes de bonheur pour mes oreilles. Une dizaine de titres seulement mais en versions longues enivrantes ! Le son m'enveloppe et les premières gouttes de sueur perlent... Jusqu'à tremper mon tee shirt !

Ce soir j’ai donc pris cette vague de face, submergé par le bonheur, sur une très longue distance et je me suis laissé emporter avec violence dans le rouleau de cette tempête musicale ininterrompue pendant 1h15, en dansant sur ma planche de surf, vers d’autres rivages où le rythme domine et règne. Une émotion qui coupe le souffle comme une bouffée d'oxygène trop énorme après cet orgasme groove dance rock disco punk funk. C'était super de retrouver à la fin du show tous mes amis, Eric, Gilles, Pat, Olivier, avec les yeux grand ouverts et plein de buée, les pupilles tellement élargies qu'on pouvait y lire « Génial », bouche bée, cheveux mouillé, et un sourire de trois kilomètres de long… il y avait quelque chose d’étonnant, de magique, dans ce flot ininterrompu de joie et tranquillement sur la vague d'air surfait la sensation d’avoir vécu ce soir un moment d’exception avec un enthousiasme d'enfant.

La triple exclamation ne suffit peut être pas à décrire cette énorme surprise pour moi, d’avoir écouté ce soir un bon groupe dont on ne parle pas assez souvent, d’avoir vu cette machine super huilée … une expérience assez incroyable, une transe quasi "sexuelle" !!! Mes mollets me font encore mal et j’ai avec des fourmis dans les jambes !!!


Holy Fuck est un groupe « lo-fi improvisational experimental », formé en 2004 qui fait une musique essentiellement instrumentale, provenant de Toronto et d’Halifax, au Canada et très certainement l’un des groupes les plus en vue de la scène électro.




2


!!! est un groupe américain qui s'est formé pendant l'été 1995 de la fusion d'une partie des deux groupes Black Liquorice et Popesmashers. Après une tournée ensemble réussie, ces deux groupes ont décidé de mélanger le disco-funk avec des sonorités plus agressives, et après l'intégration du chanteur Nic Offer venant du groupe de hardcore Yah Mos, !!! est né. Ce nom de groupe à but anti-conformiste a l'inconvénient d'être « le plus dur des noms de groupe pour Google », et bien que leur label ait tenté de leur faire adopter chk chk chk sans succès, les recherches via Internet sont plus fructueuses en utilisant cette dernière écriture.

(http://www.chkchkchk.net/)
(http://www.myspace.com/chkchkchk)
(http://www.facebook.com/chkchkchk)



 Holy Fuck (2005)
LP (2007)
  


 Albums
    •    !!! (2001)
    •    Louden Up Now (2004)
    •    Myth Takes (2007)

EP
    •    !!! (1997)
    •    GSL26/LAB SERIES VOL. 2 EP (1999)
    •    Live Live Live - (2004)
    •    Take Ecstacy With Me/Get Up - (2005)



HOLY FUCK






Brian Borcherdt – keyboards, effects
Graham Walsh – keyboards, effects
Matt "Punchy" McQuaid – bass
Matt Schulz – drums







!!! (CHK CHK CHK)


Mario Andreoni (guitar, percussion)
Tyler Pope (guitar, electronics)
Allan Wilson (percussion, sax, drums, keys)
Nic Offer (vox)
Dan Gorman (percussion, keys, trumpet)
Jerry Fuchs (drums)
Justin Van Der Volgen (bass)
Shannon Funchness(vox)


La Setlist du Concert
!!! (CHK CHK CHK)





01: Sunday 5:17 A.M.(Louden up now - 2004)
02: Myth Takes (Myth takes - 2007)
03: All My Heroes Are Weirdos (Myth takes - 2007)
04: Must Be The Moon (Myth takes - 2007)
05: Dear Can (Louden up now - 2004)
06: Me And Giuliani Down By The Schoolyard (Louden up now - 2004)

07: Bend Over Beethoven/Cokie (Myth takes - 2007)
08: Heart Of Hearts (Myth takes - 2007)
09: Intensify (!!! - 2002)








La durée du concert : 1h15


AFFICHE / PROMO / FLYER





















!!! - Me and Giuliani Down by the School Yard (A True Story)