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dimanche 28 octobre 2007

SIOUXSIE ~ L'Elysée Montmartre. Paris.











Première partie : The Dodoz


Ce qu’en a pensé Vik :

« An evening withSiouxsie. Quoi ? Siouxsie l'icone Punk New wave ? The Ice Queen ? Oui !!! Une femme devenue mythe, l'égérie de plusieurs générations vêtues de noir, faisant partie de la vague gothique (plus par leurs codes vestimentaires que par la musique) des années 80 (The Mission, The Sisters of mercy, Siouxsie and the banshees, Bauhaus, Cure, Joy Division…), une de mes idoles. Vite, en route, pour l'autre bout de Paris car je ne peux pas manquer ce concert même un dimanche. Il y a cette image ! Sa crinière noire, ses sourcils redessinés, son rouge à lèvres… Un look qui allait en faire la prêtresse du rock gothique. L'occasion de rencontrer celle je me refuse à qualifier d'icône. Le terme me paraît un peu réducteur. Pas la peine de se précipiter pour acheter des places ce soir, c'est Sold Out! Elle est de passage pour nous présenter en promo son premier album solo " Mantaray", marquant ainsi son grand retour qui offre un bon moment de musique ouvertement pop et étonnement classique sans pour autant me faire atteindre le plaisir attendu. Je l’avoue, je ne suis pas fan de cet album, qui manque de relief. Album qui vaut le coup d'être écouté mais l'acheter c'est autre chose. Le dernier concert à Paris, c'était le 9 mars 1999, à La Locomotive pour la tournée des Creatures, son deuxième groupe… le premier avec The Banshees, le 20 septenbre 1977 au Gibus Club . L'attente était donc forte. Plus de Banshees, The Creatures non plus, pas de Budgie (le divorce en juillet justifie), pas de Steven Severin, mais un band formé pour jouer uniquement son album Mantaray. S'entourer de sang neuf, pas facile quand on s'appelle Siouxsie, Gilles P. est impatient de voir et écouter. Les portes ont ouvert vers 18h30 et en dépit du concert annoncé complet, l’ambiance est tout à fait respirable dans la salle en ce début de soirée. Je me place prés de ma colonne fetiche. Dans le public quelque crêtes punks appartenant à des jeunes gens nés après la période Siouxsie & The Banshees et les fans d'origine qui sont proches de la cinquantaine. L’Elysée Montmartre avec ses ossatures métalliques, ses toiles noires et visages en pierre sculptée, hybrides et harmonieuses est ce soir très gothique. Le public de Siouxsie, ne se distingue presque plus par ses tenues vestimentaires.

19h36 : The Dodoz, un quatuor toulousain en première partie, montent sur scène dans la pénombre et ont pour mission de réveiller le public, venu uniquement pour la tête d’affiche. Amené par Géraldine (belle voix), chanteuse-bassiste et avec des influences pop variées, musicalement entre Placebo et Bloc Party avec un peu de Pixies, malgré des guitares tranchantes et rythmiques n’arrive pas à donner une excellente prestation. Le groupe propose un rock énergique et relativement efficace, mais manque d'originalité et surtout de maturité. Bof bof ! Ils chantent dans un anglais approximatif. Un set de 35mns qui semble pourtant plaire. Je récupère la setlist, un bonjour à Gilles B et je retourne à ma place en attendant la suite.

20h35 : The lights go out ...la musique de western d’Ennio Morricone "Le Bon, La Brute Et Le Truand" en intro, pas de décor, lumières blanches et blues… les rangs se resserrent, la pression monte l’apparition de Siouxsie qui monte sur scène avec ses musiciens est surprenante. Elle porte une combinaison en tissu synthétique stretch de couleur nacre argentée bariolée, des plus moulantes, très glam, très maquillée comme il se doit pour gommer le poids des ans, un joli décolleté, cheveux crêpés, elle en impose immédiatement. A 50 ans la "Ice Queen" est plus belle que jamais, rayonne dans ce noir, le temps ne semble pas avoir d'emprise sur elle qui nous a envoûtés en moins de cinq minutes. Goth freakin 'Sexy… Siouxsie est en scène telle que ses fans l'attendent. Le groupe est composé du guitariste Steve Evans, du bassiste Charlie Jones (qui joue parfois de la contrebasse et ex Goldfrapp), les deux producteurs de l’album, d'un batteur, d'un multi-instrumentiste (xylophone, percussions diverses, piano…) Ted Benham (?) et d'une femme aux keyboards, mais à aucun moment ils sont présentés pendant le concert. C’est They Follow You (2007), prochain single, xylophone en action, qui joue ce soir le rôle de titre d’ouverture avec cette voix hors norme, grave et profonde, et reconnaissable entre toutes mais… Es-que vous s’êtes prêts maintenant, parce que c’est le temps maintenantavec About to Happen (2007), plus carré, plomb unique, son heavy métal, titre le plus rock de Mantaray, que le concert est lancé. Elle était un peu tendue sur la première chanson, mais apparaît surtout l'énergie qu'elle a préservée de ses années punk. Le son est assez bon, le mix à bien travaillé. A grands coups de jambes levées et d’exercices de souplesse, Siouxsie nous montre qu’elle est toujours là et plus en forme que jamais. Elle tient son personnage, énergique, intacte aussi la présence scénique, tient son public et c'est assez vibrant que de voir cette chanteuse qui a tout connu se retrouver là, juste à un petit mètre de Gilles P. et de continuer à être sacrément impressionnante. Le groupe est assez soudé, avec ses sonorités parfois presque cachées, mais est bien en dessous des Banshees. Here Comes That Day (2007), avec le son des tambours, son rythme, des nappes de claviers, le refrain me rappelle Shirley Bassey avec le son de James Bond, véritable musique de film, tentative plus variété, sympa. Arabian Knights (Juju, 1981), d’ailleurs largement renouvelé et remis au goût du jour, surgit du passé avec les sonorités de Steve. La réaction du public est immédiate …le souvenir des Banshees ! Tout le monde est content.

Avec Drone Zone (2007), l’ambiance change complètement… Charlie au contrebasse, une lumière jaunâtre, on frôle le jazz… morceau faible pour un live mais la foule manifeste sa joie. Quasiment tout l'album 'Mantaray' y passe, la transcription en concert des morceaux est bien énergique, et ne laisse que très peu de temps morts. On continue avec Loveless (2007) gentile morceau, titre déprimant, du moins en apparence, percussif, encore xylophone en évidence, … la voix est là et toutes les richesses de ses modulations ! Même quand elle chante une chanson tendre, Siouxsie sonne comme si elle pourrait tout simplement vous gifler le visage. Une ballade douce-amère pour le somptueux If it doesn't kill you (2007), un flambeau qui rappelle sa reprise de "Strange Fruit" de Billie Holiday et Sea of Tranquility (2007) sombre, imparable, ornée d'un joli piano, déchiré, ambiance de doux cabaret, atmosphère plus intime, sa voie, son timbre ravagé convient à merveille à ce style. Siouxsie joue un jeu majoritairement glamoureux, générant avec grand naturel des lignes de voix charnelles et enveloppantes. One Mile Below (2007) est plus prosaïque, martelé en douce par un son de piano, les effluves des percussions qui firent The Creatures se retrouvent ici sur un fond goth très classieux. Siouxsie est presque chaleureuse, c'est tout dire. Spellbound (Juju, 1981) jette une seconde fois un regard vers les Banshees, purement magique, bien qu’il manque singulièrement la basse de Steven Severin. Siouxsie s’en donne à coeur joie, chantant vers ses fans, leur tendant les mains... Et surtout dansant avec une sensualité étonnante. Son corps ondule avec un savoir-faire oriental, ses jambes fouettent l'air avec une souplesse de danseuse.

Into a Swan (2007), premier single signant un retour très en forme, electro-rock saisissant, la guitare et batterie qui grondent, malgré un riff efficace et un refrain bien fait, on se fait vite rattraper par un son "rock" très (trop?) propre. Ce morceau conclut le set principal. Le public réclame son retour et après un Merci…un intro, reconnu… joyeuses retrouvailles… mes cheveux dressés sur la tête…Hong Kong Garden (The Scream, 1978), sautillant, et Nicotine Stain (The Scream, 1978) puis en deuxième rappel premier morceau l’hymne Israel (1980) toujours aussi vibrant, même si la tessiture de la chanteuse n’est plus aussi large qu’à la grande époque…mais les Banshees ne sont plus là, c’est moins bien. Pourquoi massacrer les anciens avec un pseudo beat techno ? Siouxsie avec ce timbre de voix vibrant est tout le temps en train de danser et de se trémousser dans sa combinaison moulante. Puis elle demande en français au public «Vous avez faim encore» qui bouches grandes ouvertes, répond : « ouiiiiiiiiii ! », et avec son sourire répond «C’est jamais assez ». Bonheur pour ce dernier jolie titre Cish Cash (Basement Jaxx – 2003) qu’elle avez chanté en guest, prélude d’une carrière en solo, agréable, pulsion rythmique déchaînée et… puis heureuse avec un geste de main présente un au revoir dessinant de nouvelles lumières, entre incertitude et espoir, « Ca suffit ! ». Les lumières se rallument, les yeux n’en croient pas eux-mêmes, le concert est passé si vite, car très court, c'est très impressionnant de la voir en vrai. Un live avec un seul album, c'est vraiment trop court. Le concert était en deux temps, un temps fort qui est celui des morceaux des Banshees, et un temps plus faible qui est celui des morceaux de l'album solo. On se serait bien vu rester là une heure encore, à écouter cette voix nous raconter des histoires de banshees …mais la page est tournée… un concert, mais qui ne vaut pas ceux de Siouxsie And The Banshees et Siouxsie n’a plus rien a prouver, a fini maintenant avec les adieux à son glorieux passé. Bon il ne faut pas tout mélanger, elle présente en live son nouvel album, elle aurait très bien pu ne faire aucun morceau ancien ! Son album brise l'image de Ice Queen pour en faire une interprète plus pop, plus accessible. Récupération de la setlist, un grand bonjour à Robert Gil et sa femme Brigitte, avec un clin d’œil vestimentaire Siouxsie, ravis du concert, puis recherche in vain des Gilles et descente de l’escalier. Dehors il fait nuit !

This girl fucking rocks ! Son album est un peu moins?... But no one does sex and mayhem like Siouxsie. »





 
The Dodoz est un jeune groupe de rock français de Toulouse formé en 2004 au style qui allie mélodies pop, guitares tranchantes et rythmiques dansantes. Ils ont été décrits par les Britanniques comme « la jeunesse dans sa forme le plus pure » (« Youth in its purest form»).

Elle est la chanteuse des groupes de rock anglais Siouxsie and the Banshees et The Creatures. Depuis 2004, elle officie en solo. Son premier album solo Mantaray est sorti en France le 8 Octobre 2007 : le disque a d'ores et déja reçu un bon accueil critique dans la presse anglo-saxonne. Siouxsie est considérée comme une des artistes les plus importantes de la période post-punk. Sa musique a influencé une multitude d'artistes dont The Cure, Tricky, Massive Attack, Shirley Manson] de Garbage et plus récemment LCD Soundsystem et Ana Matronic des Scissor Sisters..

(http://www.myspace.com/siouxsiemantaray)
(http://www.facebook.com/pages/SIOUXSIE/9827660846)



 2007 - MantaRay


 
 Siouxsie and the Banshees
 The Scream (1978)
Join Hands (1979)
Kaleidoscope (1980)
Juju (1981)
A Kiss in the Dreamhouse (1982)
Nocturne (1983, Album et DVD live avec Robert Smith à la guitare)
Hyaena (1984)
Tinderbox (1986)
Through the Looking Glass (1987, album de reprises)
Peepshow (1988)
Superstition (1991)
The Rapture (1995)
The Best of Siouxsie and the Banshees (2002, compilation)
Seven Year Itch (2003, album et DVD live enregistré à Londres en 2002)
Downside Up (2004, coffret de CD compilant toutes les faces-B enregistrées plus le The Thorn EP de 1984)
Voices on the Air : The Peel Sessions (2006, compilation des John Peel sessions enregistrées entre 1977 et 1986)
At the BBC (2009, coffret de 3 CD live plus un DVD avec toutes les apparitions live données sur la chaîne de télé anglaise)


 The Creatures
 1983 - Feast
1989 - Boomerang
1999 - Anima Animus
2003  - Hai!
 







Géraldine Baux : chant, basse
Jules Cassignol : guitare, chœurs
Vincent Argiolas : guitare, chœurs
Adrien Cassignol : batterie, chœurs









SIOUXSIE



Siouxsie : Vocal
Steve Evans : Guitar
Charlie Jones: Bass
Ted Benham (?) : xylophone, percussions, piano
+ Drums
+ Keyboards

 
THE DODOZ



La durée du concert : 0h35



La Setlist du Concert
SIOUXSIE



They Follow You (Mantaray – 2007)
About To Happen (Mantaray – 2007)
Here Comes That Day (Mantaray – 2007)
Arabian Knights (Banshees) (Juju – 1981)
Drone Zone (Mantaray – 2007)
Loveless (Mantaray – 2007)
If It Doesn't Kill You (Mantaray – 2007)
Sea Of Tranquility (Mantaray – 2007)
One Mile Below (Mantaray – 2007)
Spellbound (Banshees) (Juju – 1981)
Into A Swan (Mantaray – 2007)

Encore 1


Hong Kong Garden (Banshees) (The Scream - 1978)
Nicotine Stain (Banshees) (The Scream - 1978)
Israel (Banshees) (Once Upon A Time: The Singles – 1980)

Encore 2


Cish Cash (Basement Jaxx) (Basement Jaxx – 2003)




La durée du concert : 1h15

AFFICHE / PROMO / FLYER


mercredi 24 octobre 2007

MIKA ~ Le Zénith. Paris.










THE  DODGY HOLIDAY 2007 - TOUR
Première Partie : YELLE


Ce qu’en a pensé Vik :
Comme tout le monde, j’entendais régulièrement Mika à la radio, avec ces sonorités 80’s, ces petits airs new-wave, ces incursions désinhibées dans les aigus, ses influences Bee Gees, Elton John et Freddy Mercury... mais pas de disque chez moi donc j’hésitais à le voir « en vrai » sur scène. C’est Eric, véritable passionné de Mika, qui a commencé à me faire un bon travail de sape, et enfin m’a convaincu d’assister avec lui à ce deuxième concert au Zénith, archi complet (comme l’entière tournée...). J'ai commencé à écouter, et lorsque le jour du concert est arrivé, j'étais devenu un accro. J'avoue avoir été un peu bluffé par ce jeune homme, qui réussit à recycler 30 ans de pop et de disco, et à en faire un truc très contemporain. Me voici arrivé face au décor rouge du Zénith à 17h30, pour être le plus proche possible des grilles d’entrée. Eric arrive un peu plus tard, avec son sourire des grands jours...19h00, les grilles s'ouvrent enfin... hop hop hop on se dépêche ! On arrive à s’installer à la 1ère rangée des gradins, qui se remplissent petit à petit... Je note que les jeunes filles en fleur (voire en bouton) sont légion, mais au fur et à mesure que la salle se remplit, les trentenaires ne manquent pas non plus, ni même les quadras, et parfois plus... Rien d'étonnant à ce que tout le monde se retrouve dans Mika, tout est là.

20h15 : Première partie, Yelle, chanteuse française (alias Julie..) « chauffe » la salle. Petite brune en collants rose zébrés et tee-shirt jaune fluo, elle est super dynamique sur scène, ses chansons s'enchainent sans réel pause. Avec cette pêche d'enfer, elle débite ses morceaux plus qu’elle ne les chante. Les paroles sont sans prétention, acidulées, comme elle, la musique est bonne, rythmée : batterie et mix... mais gâchée par la voix (elle chante mal). Hormis les quelques morceaux connus (Je veux te voir, 85a, A cause des garçons, remix non indispensable de la chanson d’Alain Chamfort de 1987) le reste est nul. Ça me rappelle un peu Lio jeune, avec une prestation scénique en forme de cours d’initiation « on the dancefloor ». Enfin les lumière se rallument… une demi-heure de concert que j’ai trouvé bien longue. Arrivé de Sophie, la femme d’Eric, avec la petite et charmante Emilie, leur fille. On est prêts pour la suite. L'excitation générale se fait sentir... Le public sous tension surveille le moindre mouvement derrière le rideau noir, afin d’apercevoir de quoi sera fait le décor.

21h20 : La lumière s'éteint soudainement, la musique change, la foule hurle, lève les bras le plus haut possible et en un seconde les fans en furie font vibrer la toile du Zénith "MIKAAAAAAAA". Waooooo ! Un feu d’artifices ! En effet rien que l’intro, avec les petites voix robotiques, du méga tube de l’été, Relax, Take it Easy donne d’entrée de jeu l’ambiance du concert. Le rideau s’ouvre et on découvre un décor, très kitch sous les projecteurs, qui l’éclairent d’un bleu nuit de circonstance, avec au fond une tenture représentant un arbre, et surtout une étrange boule géante, qui éclate et laisse apparaître une silhouette en collants, affublée d'une paire d'ailes d'ange, dans un faisceau de lumière : non, ce n'est pas Mika ! L'ange disparaît, les musiciens s’installent, et sur les notes au piano du célèbre single, devant une constellation d'écrans de téléphones portables, Mika arrive, surgi de nulle part, arpentant et courant sur toute la scène, en veste cuivre lamée et bas de smoking blanc étincelant : sur ses longues jambes, se déhanchant, avec son excentricité magique… « Relax, take it easy, For there is nothing that we can't do. Relax, take it easy, Blame it on me or blame it on you… »... tout en courant et en sautant sur tout l’espace de la scène. Sa voix est incroyable. Chante-il vraiment comme ça ? Sa voix en live est la même que sur l'album ! Effectivement Mika est bien un showman, en super forme, qui entraînera le public et le fera chanter tout au long du concert ! Le son est bon, avec les basses bien en avant, couvrant malheureusement un peu la voix.

C’est une entrée vraiment décoiffante et il est difficile de résister à la vague de folie qui balaye le public : c’est « la Fièvre du Mercredi Soir » sans Travolta, tout le monde bouge, danse. Le rythme ne baisse pas ensuite, vu que c’est Big Girl (You are Beautiful) qui suit, avec son rythme plus funky, son allure un brin country et une poupée gonflable géante. Mika est rejoint sur scène par deux danseuses aux formes généreuses, déguisées en majorettes, qui viennent danser à ses cotés histoire de bien représenter le propos de la chanson. Mika bouge à merveille, il semble s'éclater sur scène et il communique constamment avec le public. Sa voix magique qui glisse d’un octave à un autre sans faillir est bien réelle. On peut remarquer que son groupe est bien moins remuant que lui, à l’exception de la batteuse.

Les titres s'enchaînent, avec des passages plus calmes lorsque Mika passe au piano (il est souvent à moitié debout sur son clavier), avec des chansons telles que My Interpretation, un titre senblant plus conventionnel avec une voix plus posée... On en retiendra facilement le refrain... Après un bonjour à Paris en français et "Il y a un an j’ai écris une chanson et j'ai envoyé une démo à ma maison de disques au USA... (moment d'hésitation) Ah mais je n'arrive pas à parler français !", le tout dans un français impeccable, Mika ayant passé son enfance en France… suit Billy Brown, puis Holy Johnny, une nouvelle chanson, au climat vaguement jazzy dans un univers du country & western avec banjo, contrebasse et washboard.

Any Other World : Mika à nouveau au piano, avec des cordes qui arrivent sur scène, un titre plus lent, très touchant, avec une certaine sensibilité dans la voix, un refrain magnifique... Avec Ring Ring, on revient au rythme : debout au micro, face à la salle, il fait bouger le public, il ne joue pas à l'économie. How Much Do You Love Me, encore une nouvelle, harmonies vocales sur tempo moyen, un moment de répit... « How much do you love me, How much do you care, How much do you need me, When I'm not there, Do do do do… », une bonne mélodie mais qui me fait trop penser aux Bee Gees. Stuck In The Middle, avec un style plus pop, mais toujours cette voix extraordinaire et un piano qui se fera désinvolte sur la fin... et puis s’ensuit une reprise et non des moindres : une version puissante du Missionary Man de Eurythmics, complètement dans sa tonalité de voix, même s’il est aidé par sa choriste qui a une voix magnifique... Happy Ending : la voix de Mika y est très fragile, mais les instruments de musique et les choeurs rendent la chanson plus intense lors des refrains. Il est rejoint à nouveau par la même choriste qui fera la 2ème voix… et bien en plus ! J’ai vraiment aimé ! !

Love Today en piano-voix, façon ballade, avant qu’une marionnette géante de squelette le rejoigne et l’emmène. Dans ce titre, il monte dans les aigus sans difficulté, une vrai performance, je suis bluffé… Mika met le feu, c’est magnifique avec les paillettes qui tombent dans la lumière du projecteur sur Mika, puis l'enchainement plus rythmé… « Doom da da di da di Doom da da di da di Doom da da di da di Doom da da di da di.. ». Mika, torse nu, s'éclate, et le groupe lui aussi a ses moments de délire, lorsque le guitariste se met à la batterie et laisse sa gratte à un roadie qui mouline inlassablement le même accord, tandis que Mika et sa batteuse tapent sur des fûts et des couvercles de poubelles. Un déluge de percussions un peu longuet. Côté ambiance, c’était à prévoir, c’est du tonnerre ! On prolonge en un mix de musique club, techno, jazz, pop, qui fait bondir toute la salle. Les gens sautent et le sol vibre. Mika parle français avec son accent aussi léger que délicieux « Franchement je n’ai pas grand-chose à dire ce soir, mais uniquement je dois dire qu’honnêtement la France ca va me manquer »… et il attaque Grace Kelly chanté dans un franglais pas mal non plus dans son genre ! Explosif, avec un mélange des genres innovant, c'est l'un des titres de l'album que je préfère... « Why dont you like me? Why dont you like me? Why dont you walk out the door!.. ». Mika joue à merveille de son piano, avec sa voix, c'est exquis !! Une fois il monte dans les aigus et se met à crier, c'est dingue... Sa voix est parfaitement étonnante ! Après ça, il lui faut une pause bien méritée… « Merci Paris… » Hop ! direction les coulisses… reprendre son souffle pendant que le Zénith crie et le réclame. 

Puis c’est fou… des voix, un spectacle de marionnettes en ombres chinoises, joué par les musiciens eux-mêmes, déguisés en animaux à poils et à plumes à la Disney. Les voilà à danser sur scène comme dans une histoire de Lewis Carroll, avec un méchant lapin qui sème la zizanie dans le groupe mais qui sera tué par un crocodile (Mika lui-même) ! On assiste à une drôle de mise en scène, les mascottes forniquent, puis s'entretuent, c’est à mourir de rire. Cette idée d'ombres chinoises avec les musiciens déguisés en animaux c'était géant, c'est la "Life in cartoon motion" après tout ! Tout ça pour enchainer sur quoi ? Le rideau est tombé et on a entendu les premières notes du très attendu Lollypop bien évidemment. Un excellente chanson pour conclure un concert, agrémentée de lancés de serpentins, puis de confettis et de gros ballons ! De quoi faire plaisir à la foule en délire ! Une big girl, une Lollypop et le nom de Mika tout en ballons géants, des gros ballons colorés qui volent dans le public, des milliers de serpentins qui se déversent à n'en plus finir... bref, de la pure magie ! Chérisse, la "batteuse" se retrouvera sur les bras tendus de la foule. Le public hurle, chante, danse, saute... l’envie que ça continue encore, on veut un autre rappel. Mika, content, revient et de manière manifestement imprévue, rejoue Relax, Take it Easy, dans une version presque house… « For there is nothing that we can do. Relax, take it easy, Blame it on me or blame it on you… ». Il saute, bouge, danse, vibre, tourbillonne, court dans tous les sens. Un dernier « à bientôt » et il s’en va. Les lumières se rallument et les roadies viennent ranger le matériel... Honnêtement, ce concert était tellement bon que tout le monde en reste un peu suffoqué, comme un peu sonné. La musique de fond redémarre, le Zénith se vide, doucement, jusqu'à ce que les derniers rêveurs, qui sont restés, juste là assis, à vouloir garder un peu plus de cette soirée, se fassent doucement pousser dehors par la sécurité.

Une prestation de Mika de grande qualité, un bon concert aux couleurs pétillantes, une bonne soirée, même si, malheureusement, il y a eu peu de débordements musicaux : les chansons ont été jouées comme sur l’album ! J’ai eu parfois l'impression de voir et d'entendre (en plus aigu) du Freddy Mercury, des Bee Gees pour le disco, mais aussi du Bronski Beat ou de l’Elton John pour les ballades au piano… soit de la pop des années 80 arrangée pour être replacée en 2007 : voilà tout de même une idée franchement géniale et qui marche. Alors pourquoi bouder son plaisir ? Mika aura été pour moi une réelle découverte, grâce à Eric : ce soir il m’a entraîné dans son monde rose bonbon, coloré, hors du temps, rempli de femmes étranges, de marionnettes, de ballons, de confettis, de déguisements, avec même un grand squelette à la démarche fantastique, avec une chute de neige artificielle sous un beau parapluie orange. La nuit est douce et éclairée par les vendeurs de t-shirts et de posters. Emilie est ravie de son premier concert… et elle tient un poster de Mika dans ses mains ! Au-dessus de nos têtes, malgré la nuit, un ciel bleu et lumineux, sans le moindre nuage... c’est la pop de Mika qui souffle un vent doux et neuf. »





photos de olivier


Michael Holbrook Penniman, Jr., dit Mika, est un chanteur, auteur-compositeur de pop américano-libanais, qui a habité à Paris (France), puis à Londres (Grande-Bretagne). Son premier album Life in Cartoon Motion est certifié disque de diamant et est, en France, l'album le plus vendu en 2007.



2007 - Life in Cartoon Motion

EPs

2006: Dodgy Holiday
2007: iTunes Festival: London




Mika : Vocals & Piano
+ Band

Martin Waugh (guitare, chant)
Michael Choi (basse, chant)
Cherisse Osei (batterie)
Luke Juby (clavier)
Vocal Chor O' Saône



La Setlist du Concert
MIKA

Intro
Relax (Take It Easy) (Love In Cartoon Motion - 2007)
Big Girl (Your Are Beautiful) (Love In Cartoon Motion - 2007)
My Interpretation (on piano) (Love In Cartoon Motion - 2007)
Billy Brown (on piano) (Love In Cartoon Motion - 2007)
Holy Johnny (on piano) (New Song)
Any Other World (on piano) (Love In Cartoon Motion - 2007)
Ring Ring  (Love In Cartoon Motion - 2007)
How Much Do You Love Me (New Song)
Stuck In The Middle (Love In Cartoon Motion - 2007)
Missionary Man (Eurythmics Cover)
Happy Ending (on piano) (Love In Cartoon Motion - 2007)
Love Today (Love In Cartoon Motion - 2007)
Grace Kelly (Love In Cartoon Motion - 2007)

Encore 1

Animation bunnys
Lollypop (Love In Cartoon Motion - 2007)

Encore 2

Relax (Take It Easy) (Love In Cartoon Motion - 2007)

La durée du concert : 1h20

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