Blogger Template by Blogcrowds

jeudi 20 septembre 2007

THE RAVEONETTES ~ THE CRIBS ~~ La Maroquinerie. Paris.












Première partie : Da Brasilians



 
Ce qu’en a pensé Gilles :

« Me voici de retour à la Maroquinerie, pour la 20ème édition des Inrocks Indie Club, qui nous propose ce soir un programme assez alléchant : le retour du groupe Danois The Raveonettes - après 4 ans d'absence - et la venue de The Cribs, groupe anglais dont le 3ème et dernier album a été produit par Alex Kopranos (Franz Ferdinand). Et pour que la fête soit complète, notre petite bande s'agrandissait ce soir avec la venue de Patricia, une amie d'Eric.
 
A l'entrée de la Maroquinerie, je croise le regard de Sharin Foo, la belle guitariste/chanteuse des Raveonettes, pas de doute elle est vraiment superbe (...à mon goût quoi) !! C'est donc à 6 que nous investissons le 1er rang de la Maro (Patricia, Eric, Gilles P, Jean Pierre, Vincent et moi), toujours décalés côté gauche. La Maro avait fait le plein encore une fois ce soir, avec un public assez mélangé, une partie comme nous étant venue pour The Raveonettes ; quand aux plus jeunes, c'est pour The Cribs qu’ils sont là (d'ailleurs j'avais à coté de moi une réplique de la guitariste que je surnommais en rigolant "Une Sharinette", mais qui, curieusement, venait pour The Cribs).

L’une des caractéristiques des soirées Inrock Indie Club est de promouvoir un groupe français. Ce soir, c'était au tour de Da Brasilians, quintet proposant une musique carrément orientée vers la Californie, faite de douceur et de soleil. J'ai assez vite pensé aux High Llamas (période Santa Barbara). De belles mélodies, un folk rock de bonne facture ma foi : j'ai bien aimé... surtout du fait que cela ne sonnait pas français. Court set d'une demi heure, gentil succès auprès du public, à suivre.
 
Mon attention se focalise maintenant sur l'emplacement des amplis. Où se trouvera Sharin ? Droite ou gauche ? En 2004, elle était à droite, 2 années plus tard, elle se trouvait sur la gauche. Ce soir, ce sera hélas côté droit, mais la scène étant assez étroite, il n'y aura pas trop de problèmes pour contempler la belle danoise. 2 amplis Fender de chaque coté, avec « Rave » inscrit sur celui de Sune Rose Wagner, et « On » sur celui de Sharin Foo. Attention aux oreilles, car les amplis sont en plein dans mon axe. Un batterie minimaliste complète le tout. Arrivé de The Raveonettes sur scène, Sune Rose est vraiment longiligne, une sorte de clone des frères Reid ; Sharin, elle, est évidemment splendide ; quand au batteur (qui jouera debout tout au long du concert) c'est un clone de Fidel Castro année 60. Eclairage blanc et assez éblouissant (dur pour les photos). « Attack Of The Ghost Riders » pour démarrer le set, morceau superbe, mais le problème à la Maro est que, quand vous êtes devant, les voix sont parfois inaudibles (surtout quand cela joue fort). Je regrette tout de même l'absence de basse qui est compensée par une boite à rythme, mais cela manque quand même d'ampleur. Malgré cela, j'adore !
 
Enchainement avec « My Tornado » toujours issu du fabuleux mini-lp, Whip It On (indispensable dans une cédéthèque pour les amateurs de Jesus and Mary Chain) : cela sera hélas le dernier morceau du mini-lp qui sera interprété. C'est maintenant un nouveau morceau qui est joué, « Hallucinations », que je n'ai pas trouvé extraordinaire, je suis inquiet : que donnera le nouvel album si tout est du même style ? « Love In A Trashcan » relance l'intérêt du public, il semble que ce soit le morceau le plus connu, et le fait est que la version live est excellente. Après un autre nouveau morceau, « Blush » (pas mal du tout, celui là), on repart vers contrées plus connues avec deux morceaux de Chain Gang Of Love, « That Great Love Song » et « Let's Rave On », les 2 meilleurs morceaux de l'album d'ailleurs. Retour vers des nouveaux morceaux que j'ai bien appréciés, et surtout, une très belle reprise d'un morceau de Stereolab, « French Disko », excellent ! Voila, 50 minutes de concert sans rappel, dommage ! Un bon show, on souhaite les revoir en tête d'affiche pour une fois, et si possible en formation complète avec bassiste. Quoiqu'il arrive, je suivrais toujours attentivement ce groupe, j'ai un faible pour eux (pour elle, dira Eric...).

On attend maintenant The Cribs, je suis le seul à les connaitre, ils ont déjà 3 albums à leur actif. Que dire d'eux ? Bon, sur disque c'est pas mal, de la brit pop agréable, quelques morceaux qui sortent du lot, mais pour tout dire, ils jouent quand même en seconde division. Les 3 frères Jarman arrivent sur scène dans un état d'ébriété avancé, surtout pour Ryan le guitariste et chanteur du groupe. C'est vraiment l'archétype du groupe Anglais : la boisson, les fringues crades et trouées, une certaine arrogance, ce groupe qui n'a que 4 années d'existence semble déjà bien rôdé comme des vieux briscards.Le set début par « Our Bovine Public », provenant du dernier album (qui sera d'ailleurs presque intégralement interprété). Le son est moyen, pas très fort mais surtout les interprétations sont très approximatives ! Moi qui connais les morceaux, j'ai un mal de chien à les reconnaitre ! J'y arrive pour « Hey Scenesters », hit single tiré du second album. Le public suit bien, il y a pas mal d'ambiance, je me retrouve assez souvent plié sur la scène... mais pas de problème, cela m'amuse plutôt car c'est assez bonne enfant. Quelques slams dans le public (attention aux chaussures que l'on se prend dans la figure). Ambiance typique avec ce genre de groupe, festive et bordélique, comme leur musique d'ailleurs. C'est sûr, ce ne sont pas les meilleurs musiciens du monde, mais ce n'est pas ce qu'on leur demande. Le problème est que l'on ne discerne pas trop une compo d'une autre, tout est assez linéaire, même tempo, beaucoup de similitudes entre les morceaux. Bon, je passe quand même un bon moment, l'ambiance aidant. On évitera l'incident diplomatique de justesse avec Gilles P, des coups de coudes dans le dos l'ayant exaspéré (c'est le moins que l'ont puisse dire !!). 60 minutes et plusieurs bouteilles de bières plus tard, fin du concert, aucun rappel, bizarre car il n'y a pas vraiment de restrictions d'horaire ici.

Nous avons tout de même passé un agréable moment, Vincent nous rejoint et nous posons pour une "photo de famille". Cerise sur le gâteau, en sortant, Gilles P et JP me donnent l'affichette annonçant le concert des Donnas au même endroit le 7 Novembre ! »





photos de


The Cribs est un groupe musical anglais, composé des trois frères Jarman ( les jumeaux Gary et Ryan, et leur jeune frère Ross).

(http://www.myspace.com/thecribs)



The Raveonettes sont un duo danois de pop/rock du début des années 2000. Ils associent à des mélodies sucrées inspirées de la pop américaine du début des années 1960 des guitares au son noir distordu, saturé de feedback. Ils allient ainsi les influences de Phil Spector et de The Jesus and Mary Chain.

 
The Cribs (8 mars 2004)
The New Fellas (20 juin 2005)
Men's Needs, Women's Needs, Whatever (21 mai 2007)

•    25 aout 2003 : Chain Gang Of Love (Sony Records)
    •    13 septembre 2005 : Pretty In Black (Columbia Records)
    •    12 novembre 2007 : Lust Lust Lust (Fierce Panda/Vice)












Gary Jarman - Bass, Vocals
Ryan Jarman - Guitar, Vocals
Ross Jarman - Drums












Sune Rose Wagner : Vocal / Guitar
Sharin Foo : Vocal / Bass / Guitar
+ band













Our Bovine Public (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
Hey Scenesters! (The New Fellas - 2005)
You're Gonna Lose Us (The New Fellas - 2005)
Girls Like Mystery (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
I'm A Realist (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
Moving Pictures (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
I'm Alright Me (The New Fellas - 2005)
I've Tried Everything (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
Women's Needs (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
Martell (The New Fellas - 2005)
Men's Needs (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
Mirror Kissers (The New Fellas - 2005)
Another Number (The Cribs - 2004)
Ancient History (Men's Needs, Women's Needs, Whatever - 2007)
The Wrong Way To Be (The New Fellas - 2005)


La durée du concert : 1h00


----
La Setlist du Concert
THE RAVEONETTES




Attack Of The Ghost Riders (Whip It On - 2002)
My Tornado (Whip It On - 2002)
Hallucinations (Lust, Lust, Lust - 2007)
Blush (Lust, Lust, Lust - 2007)
Love In A Trashcan (Pretty In Black - 2005)
That Great Love Sound (Chain Gang Of Love - 2003)
Let’s Rave On (Chain Gang Of Love - 2003)
Expelled From Love (Lust, Lust, Lust - 2007)
Lust (Lust, Lust, Lust - 2007)
Red Tan (Pretty In Black - 2005)
Dead Sound (Lust, Lust, Lust - 2007)
French Disko (Stereolab Cover)
Aly, Walk With Me (Lust, Lust, Lust - 2007)





La durée du concert : 0h50


AFFICHE / PROMO / FLYER








mardi 18 septembre 2007

KILL THE YOUNG ~ THE BISHOPS ~~ La Cigale. Paris.











Première partie : South Central

Ce qu’en a pensé Vik :

« Pour entamer la tournée promo pour leur second album, "Proud Sponsors of Boredom" à paraître le 24 septembre, Kill The Young commence ce soir par un concert exceptionnel à la Cigale, avec pour première partie, The Bishops, excellent trio anglais, et un invité de marque comme South Central, dans le cadre du festival "18 en Scènes". Donc une bonne soirée en perspective. J’arrive devant la Cigale vers 18heures, et ça ne se presse pas encore devant l'entrée. Je rentre dans cette salle et mes premières inquiétudes se confirment : ce soir le concert ne sera non seulement pas complet, mais douloureusement vide (le balcon est fermé...). Le public est jeune et... très féminin. Bon, on attend quelques temps, on discute, on patiente... Les roadies se pressent, direction : la fosse, car la soirée va commencer.

19h15 : The Bishops, mené par les frères jumeaux Mike et Pete Bishop, costards et cravates noirs, chemises blanches, coiffures sages, débarquent sur scène... Ce qui frappe, c'est la réelle  ressemblance des jumeaux, des vrais. Devant une salle aux trois quart vide, ils attaquent avec Breakaway (proche du style Kinks). Les titres, pour la plupart très courts, s'enchaînent à la vitesse de la lumière, ne laissant aucun temps mort ponctuer leur prestation : les superbes The Only Place I Can Look Is Down et I Can't Stand It Anymore, aux mélodies proches du rock 60's, le riff incendiaire du diptyque Lies & Indictments/Sun's Going Down, ou encore Higher Now et In The Night, mais aussi So High ou Carousel... Je n'imaginais pas le groupe capable d'une telle énergie scénique. Ils jouent un rock'n'roll simple et direct, et le concert est à l’image de l’album : court, intense, carré et précis. Les deux jumeaux, Mike et Pete sont côte à côte au bord de la scène. Ils font inévitablement penser aux Jam, avec leurs références Beatles/Hollies, mais avec un autre son. Ils prennent un plaisir certain à distiller leurs petits hymnes pop, et joueront la quasi totalité de leur premier album à un rythme d'enfer, témoignant d'une maîtrise déjà impressionnante. Leur fougue se communique au public, qui danse sauvagement : ça s'agite dans la fosse, un fan n'hésite pas à monter à plusieurs reprises sur scène et à s'emparer du micro pour entonner les refrains avec le chanteur. Mike joue avec le public et plus particulièrement avec le premier rang composé de jeunes filles. Le peu de fans qui se sont déplacés font honneur au groupe : les filles hurlent à la mort. La prestation s'achève sur la perle She Said Bye Bye, puis Mike plonge à son tour dans la mini-foule en délire pour le plus grand bonheur des fans. Durant trois bons quarts d'heure et avec 18 titres joués, The Bishops auront délivré un set rafraîchissant et enthousiasmant, malgré la mauvaise idée de les avoir fait passer en premier. Dommage pour les absents !!! Une chose est sûre, il ne faut pas les rater, nous allons très vite entendre parler d’eux.

20h20 : South Central (découverte Transmusicale 2007), soit deux Anglais, la tête enfoncée sous des capuches, va présenter un « DJ set » et s'agiter derrière les platines en jouant une musique electro rock. C’est une redoutable machine à danser, mais, dans l'ensemble, leurs boucles techno laissent le public assez froid. Ce n’est pourtant pas mauvais dans le style Justice, mais ce soir est une soirée rock et non electro ! Alors là je n'ai pas compris... l’organisateur devrait nous fournir une explication ?!! Durée du set 40 mn. Encore une attente. Juste avant que les lumières ne s'éteignent, je note que la salle ne s'est pas spécialement remplie.

21h30 : Enfin vint le moment tant attendu pour, lequel j‘étais finalement venu: Kill The Young. Les rideaux s'ouvrent, découvrant une scène vide, éclairée par des petites lampes dont la lumière vacille un peu, une télé allumée diffusant uniquement de la neige, derrière la batterie est suspendu un immense Kill The Young. Les frangins Gorman, en jeans et baskets, montent sur scène. D’entrée, la confrérie des Mc Gowan attaque pied au plancher, avec leur nouveau single We Are The Birds And The Bees et son refrain accrocheur… Et quelle chanson ! On est tout de suite plongé dans l'ambiance... Le son est bon, la formation est carrée, le morceau est efficace comme sur disque. La voix androgyne de Tom, le chanteur, se révèle étonnamment puissante. Derrière sa batterie, Olly, le plus jeune des frères, est impressionnant de puissance, martyrisant ses fûts avec une énergie fougueuse. Grosses guitares, rythmiques dynamiques, quelques bonnes montées en pression, les morceaux s’enchaînent facilement, avec énergie. Le 3ème titre, le supersonique No Problems, donne un coup de fouet au public, avec sa tension à la fois mélancolique et vénéneuse. Après 5 morceaux joués à fond, Miseducation vient calmer le jeu : ce sera le meilleur moment du concert, quand le batteur se met à la guitare acoustique (en duo avec le chanteur), tout en battant le rythme, et que le tempo s'adoucit, puis se poursuit dans un rock aux déflagrations sonores assez grunge. Visiblement heureux, Dylan et Oliver se donnent sans compter, et se montrent souvent plus expressifs que le taciturne guitariste Tom. Il faut encore citer Origin of Illness, le single du premier album, et tube imparable à l’intro entêtante, ainsi qu’un très bon Saturday Soldiers, et Bitting The Bullet, du dernier album. Le public ne fait néanmoins preuve que de peu de réponse.

En guise de rappel, un seul morceau, When The Sun Dies, avec son introduction en douceur puis, lentement, une montée en puissance, pour finir sur une plage instrumentale épique avec Tom et Dylan à terre ! Au bout d'une heure, le lumières se rallument, Olly, le batteur balance ses baguettes au public, puis, après un "merci, à bientôt" en français, les trois frangins quittent définitivement la scène.

La prestation est trop courte mais excellente. Promotion du nouvel album oblige, 8 titres de "Proud Sponsors of Boredom" ont été joués, et 4 seulement du 1er album. Tout le monde se dirige vers la sortie, et personne ne semble préoccupé que le concert ait été pénalisé par un public trop mou. Pourquoi la salle était-elle si vide ? Il est vrai que Virgin et le Crédit Mutuel n'ont pas fait une bonne promotion de leur festival, mais j’imaginais plus de fans pour Kill The Young. Au vu de la prestation énergique, généreuse et corrosive qu’ils ont livrée au public parisien, et de la cohérence de leur répertoire, on se dit que cela devrait plutôt bien marcher pour eux dans les mois qui viennent… »



The Bishops sont un groupe de London, UK. Formé autour des deux frangins jumeaux Bishop, Mike et Pete. Ce trio avec ses costards-cravate et ce look petite frappe mod, fait irrémédiablement penser aux Jam, ayant un petit air des frères Gallagher d'Oasis, mais les influences des Bishops va cependant crêcher plus du côté des sixties. Le premier album intitulé tout simplement The Bishops est sorti au printemps 2007.

 

Originaire de Manchester, capitale légendaire du post-punk et de la contre-culture britannique, les tout jeunes adultes de Kill The Young, formé en 2005, ont de sérieuses références musicales en héritage. Avec un nom provocateur, une énergie contagieuse et quelques tubes tout entier dédiés au dance-floor, le groupe propose un mélange plutôt efficace entre indie rock US (Smashing Pumpkins) et influences post-punk d'autres célèbres mancuniens (New Order, The Smiths). Grosses guitares et déflagrations punk alternent avec mélodies pop, le tout soutenu par la voix étranglée et néanmoins étrangement puissante de Tom Gorman.

(http://www.killtheyoung.com/)
(http://www.myspace.com/killtheyoung)
(http://fr-fr.facebook.com/killtheyoung)
 

The Bishops - 2007



Kill The Young (2005)
Proud Sponsors Of Boredom (2007)



THE BISHOPS









• Mike Bishop - Vocals and Guitar
• Pete Bishop - Vocals and Bass
• Chris McConville – Drums









KILL THE YOUNG










Tom Gorman : Guitar/Voice
Dylan : Gorman Bass
Olly Gorman : Drums/Backing Vocals








NON DISPONIBLE


La durée du concert : 0h50


AFFICHE / PROMO / FLYER